Elections Législatives

Vosges
3° circonscripion

 

Jean-François Fleck
Conseiller Régional de Lorraine

 

 

Gilles Bilot
Suppléant

 


 

Les doléances des associations du collectif

 

1. De VITTELITE -BIO (Vittel)
« Revendication et injonction
Aux candidats députés des quatre circonscriptions des Vosges.
Les futurs députés devront faire pression sur le gouvernement français, pour que ses représentants fassent arrêter au niveau de la commission Européenne, le projet de directive qui va autoriser :
Les pesticides.
Les OGM.
Dans les produits biologiques !!!
Autoriser ces polluants c’est la mort programmée de l’alimentation bio.
Le bio c’est la santé .
Avec 80 % des Français souhaitant consommer bio , l’association Vittélité-Bio exige :
o une vigilance absolue sur ce point, des députés élus.
o Un engagement ferme pour mettre en place des mesures efficaces pour développer la production agricole des produits bio en France. »
Association Vittélité-Bio .
Décision prise à l’assemblée générale le 14 mai 2007 à Vittel

J’ai personnellement interpellé la Commission Européenne, avec mes Collègues du Conseil Régional, pour lui demander de retirer ce projet qui conduirait à une perte totale de crédibilité de la filière bio.
Par ailleurs, nous proposons de porter à 15% la part de l’agriculture biologique dans les 5 ans, par une redistributions des aides publiques, qui soutiennent actuellement, de manière privilégiée l’agriculture intensive, polluante et destructrice d’emplois.
Parallèlement, nous favoriserons la relocalisation de l’alimentatation par la mise en place des circuits courts (productions ferlières, AMAP, coopératives...)

2. AMI-BIO (Golbey)
Ami Bio demande
Le respect de l'environnement et de l'être humain
Une alimentation saine
Une meilleure qualité de vie à travers la consommation de produits issus de l'Agriculture Biologique et l'utilisation de produits écologiques.

 

Avec mes collègues élus Verts à la Région, nous avons obtenu en Juin 2005, après un débat contradictoire, que la Région Lorraine se déclare Région sans OGM.

J’ai par ailleurs sensibilisé les Lycées lorrains à la possibilité de remplacer les produits d’entretien classiques, polluants et toxiques, par des produits biologiques issus de la chimie verte. Suite à des essais concluant réalisés par une entreprise vosgienne, un certain nombre de lycées ont été convaincus.

Les Verts sont pour l’interdiction des substances chimiques les plus toxiques (programme européen Reach renforcé), l’application du principe pollueur-payeur par des taxations fortes et dissuasives ainsi que pour le soutien au développement de la chimie verte.

Nous sommes en effet confrontés à une véritable épidémie de maladies chroniques (cancers, maladies allergiques respiratoires, infertilité, obésité-diabète…) dont les causes sont liées en grande partie à l’environnement, la pollution et aux conséquences intenables pour les individus, la société et le système de santé.
Ces propositions se veulent donc en cohérence avec notre volonté, en matière de santé publique, de passer d’une seule logique de soin à une logique de prévention (l’environnement sain) et d’éducation.

3. L’association MENARNON (Bazien)
L'association MénarNON rappelle la fermeture irrévocable de la décharge de Ménarmont en juin 2009.
Si les nombreux élus ne respectent pas leur promesse sur cette fermeture définitive en 2009, comment, en cette période électorale respecter la parole des politiques ?
Pas question non plus d’accepter des tonnages toujours aussi importants de déchets dans notre canton, dans la décharge comme dans l’incinérateur de Rambervillers.
Nous demandons donc une politique exemplaire de réduction des déchets, afin de pouvoir mettre en place de nouvelles méthodes de traitement , plus respectueuses de l'environnement.
32 années de nuisances de la décharge de Ménarmont : il est temps de s'engager AUTREMENT!

 

4. Doléances du CRAD
Le Collectif Rural Anti Décharges (CRAD) s'est constitué en octobre 2005 avec pour buts :
o s’opposer au projet d'implantation d'une décharge à Pierraumont (Escles) ;
• contribuer à l'information de nos concitoyens sur la réalité des problèmes liés aux déchets et sur les possibles solutions alternatives ;
• contribuer à la protection de la biodiversité, des écosystèmes et de la qualité de la vie dans ses dimensions économiques, culturelles et sociales ;
• veiller au respect des lois et règlements relatifs à la protection de l'environnement et des citoyens.
Nous souhaitons attirer votre attention sur le traitement actuel des déchets, à savoir incinération et enfouissement en mélange, qui créent de nombreux risques pour l'environnement :
• pollutions atmosphériques (substances toxiques, odeurs) ;
• pollutions des terres ;
• pollutions des eaux superficielles et souterraines ;
o pénurie prévisible des matières premières et énergétiques due à la surexploitation et au gaspillage.
Les différentes pollutions ont un impact direct sur les populations mais également sur toute la faune et la flore environnantes. L'impact est réel et irréversible, aussi bien à court qu'à long terme.
Quelles autres solutions pensez-vous proposer et mettre en oeuvre pour une politique des déchets respectueuse de l'environnement ?

1) Depuis 1995, date à laquelle j’ai commencé à participer, au nom de Vosges Ecologie, à l’élaboration du Plan Départemental d’Elimination des Ordures Ménagères et Assimilées, je m’élève contre le fait pour le Syndicat mixte départemental, de ne pas assumer toutes ses responsabilités en confiant aux privés le soin de faire des propositions en matière de traitement des déchets (CDUS ou UIOM).
J’ai fait part de mon désaccord de déléguer aux privés cette responsabilité. J’ai défendu le fait qu’il était de la responsabilité des élus de déterminer, en concertation, le lieu géographique qui répondait le mieux à des exigences géologiques, de transports minimum, de moindre nuisance pour l’environnement et les riverains.
Il aura fallu de nombreux conflits pour se rendre à l’évidence !
Je pense en effet qu’un nouveau CDUS est nécessaire dans les Vosges, mais dimensionné au gisement vosgien.
Cette autorisation doit cependant être assortie d’autorisations dégressives dans le temps des quantités à enfouir en lien avec des objectifs ambitieux de réduction par le tri et la valorisation.
La valorisation des fermentescibles doit être rendue obligatoire (compostage – méthanisation) en lien éventuellement avec le traitement des effluents agricoles.

2) Parallèlement, il est bien sûr indispensable de mettre en place une politique de réduction des déchets en quantité et en toxicité à la source, par une taxation plus importante sur les emballages, par l’obligation pour le producteur d’assumer le recyclage des biens produits.
Nous sommes aussi pour un moratoire concernant toute nouvelle construction d’incinérateur.


5. L’association départementale agréée, VOSGES ECOLOGIE
Les problématiques environnementales dans les Vosges
o Le traitement envisagé des déchets par stockage (Pierraumont, Robécourt, Rugney, Ménarmont..) est vu sans perspective écologique. Nous demandons une gestion alternative, notamment par un tri sélectif plus poussé, un ramassage des fermentescibles et l’instauration d’une redevance évaluée à la pesée embarquée. Nous rappelons que le compostage des déchets verts entrent dans une dynamique de puits de carbone. Le zéro déchet doit constituer une perspective..
Brûler des déchets est interdit. Nous exigeons, qu’on lutte contre les brûlages illégaux ( Saint Nabord, Dogneville, Le Val d’Ajol, nombreux industriels, commerçants et artisans), les enfouissements illégaux etc..
o Nous sommes très favorables à la production d’énergie propre. Toutefois, les projets de production électrique par biomasse sans cogénération (Centrales thermiques d’Eloyes et d’Arches) constituent un gaspillage de la ressource bois. L’écobilan est en outre très défavorable.

 

J’ai avec les Verts (venue du secrétaire national Yann Wehrling) été le seul élu qui ai dénoncé et combattu publiquement ces projets pour leur non sens énergétique, écologique et économique.
Le développement de la filière bois énergie ne doit être envisagé qu’à travers les réseaux de chaleur (chaufferies collectives) ou la cogénération (production de chaleur et d’électricité), approvisionnés par des filières locales.
Il faut par ailleurs conditionner les aides publiques à une mise aux normes thermiques (performantes) préalables des bâtiments.
Les Verts proposent un plan national ambitieux d’isolation des bâtiments (200 000 créations d’emplois)

 

o La zone sommitale du Massif Vosgien, fragile, doit bénéficier d’une protection particulière .(éviter la surfréquentation , nécessité d’un tourisme doux, )
o Dans les stations de ski, le développement des canons à neige constitue une fuite en avant. préjudiciable à l’environnement. Nous préférons un tourisme doux à ce tourisme agressif. (constructions au pied des pistes déforestation
- couverture de La Moselotte à Vologne, gaspillage d’énergie)

 

Le projet de gestion et d’aménagement concerté du site de Longemer suite au classement de celui-ci (très controversé dans un premier temps) est une réussite qui permet de concilier mise en valeur du site et développement cohérent des activités touristiques tout en lui assurant une protection pérenne.
Nous devons nous appuyer sur cette réussite pour aboutir à la même démarche sur le site Schlucht – Honneck dont le classement est prévu depuis 1992 !
Dans le cadre de l’élaboration de la Convention Interrégionale du Massif Vosgien, les discussions Etat - Régions ont abouti à la décision de ne pas financer les investissements relatifs aux remontées mécaniques et aux canons à neige.
Décision en cohérence avec une évolution climatique qui rend de plus en plus aléatoire la rentabilité du tourisme neige et une orientation souhaitée vers un tourisme 4 saisons.

 

o Dans les vallées du massif, les pollutions atmosphériques (NOx, particules..) accentuées par le phénomène physique de l’inversion des températures ( Cf. mesures Airlor) font la preuve de la nécessité de réduire les flux de camions.

 

J’ai été à l’origine de la constitution de la Coordination Transports Environnement du Massif Vosgien, qui avec des élus alsaciens à obtenu des Préfets en 2000 la signature des arrêtés qui ont permis d’éliminer 600 PL/Jours sur la RN 66. Avec les élus de l’AMV (association du Massif Vosgien) je me battrai pour une sévérisation de ces arrêtés à la réouverture du tunnel de Ste Marie. Nous pouvons encore envisager raisonnablement une diminution équivalente sans compromettre en quoi que ce soit l’économie locale.
Les Verts défendent par ailleurs un moratoire sur la construction des autoroutes, la mise ne place comme en Suisse et en Allemagne d’une taxe PL et le développement significatif des transports alternatifs (transport combiné par containeurs – transports collectifs).

 

o Le développement incontrôlé de la circulation des engins à moteur, (quads, motos –neige, motos vertes ..) est particulièrement important, notamment dans le Massif au détriment des autres usagers et de la faune.


Nous demandons le respect de la loi et de la circulaire Olin.

 

Avec le Parc Naturel Régional des Ballons, nous demandons aux pouvoirs publics de faire respecter la réglementation et nous proposons aux maires de les aider à prendre des arrêtés limitant strictement ces pratiques sur leur commune.

 

o Une menace d’ extinction pèse en permanence sur le grand tétras . Il est en outre très difficile d’ établir les périmètres Natura 2000 ainsi que la rédaction des contrats d’objectifs, notamment dans le Sud du
Département.
o S’agissant de l’eau, la surexploitation de la nappe des grès (creux piézométrique aux environs de Vittel, Mirecourt) avec menace de sa minéralisation. est bien connue. La mise en place d’un S.A.G.E. (Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau) est urgente

 

J’ai demandé au Préfet des Vosges à être invité à la réunion prochaine envisagée pour le lancement de cette procédure, que nous (élus régionaux) avons faite inscrire dans le Contrat de projet récemment signé avec l’Etat.

 

o La présence d’Arsenic et de Baryum dans l’eau. dont les normes ont été revues à la baisse, sont encore trop élevées. (Cf. rapport sénatorial et étude épidémiologique INVS sur l’Auvergne)
o Les 33 captages abandonnés et non récupérables, à la suite de pollutions diffuses, (bactériologie, engrais, pesticides..) sont la preuve du type d’agriculture pratiqué dans l’ouest du Département.
o Le lobby agricole fait obstacle pour faire entrer dans la zone vulnérable « Nitrates », à prescriptions spécifiques, de nouveaux territoires pourtant menacés.

 

Nous sommes pour l’application du principe pollueur payeur et notamment pour une taxation des excédents de nitrates (évacuée de la loi sur l’eau suite aux pressions du lobby) et une taxation plus importante des pesticides.
Un plan pesticides national d’envergure avec obligation de réduction (50% en 5 ans par ex) doit être mis en place. Seuls l’agriculture biologique, l’élevage extensif et dans un premier temps l’agriculture intégrée (modèle Suisse) peuvent répondre à la situation catastrophique de dégradation de la ressource en eau.

Nous défendons une réorientation des aides publiques de l’agriculture intensive vers :

L’agriculture biologique : 15% de la surface cultivée en 5 ans contre 2% actuellement (création de 70 à 90 000 emplois !)
L’agriculture paysanne de qualité respectueuse de l’environnement
L’agriculture de montagne : diversification – valorisation des productions par la transformation et la commercialisation locale - agrotourisme

 

o Entre Arches et Thaon, la situation de La Moselle est particulièrement dégradée ( indice IBGN – présence d’Arsenic)
o En aval des blanchisseurs du Costet Beillard, la situation de la Cleurie est également très dégradée. (indice IBGN)
o En amont de Saint Nabord sur La Moselle , la Moselotte et affluents, les renoncules aquatiques (pollution verte) prolifèrent de manière incontrôlée. Le phénomène est dû à la présence de nutriments essentiellement d’origine agricole..
o Les carrières, SAGRAM, en aval de Thaon et l’extension de la carrière de CHAMAGNE en lit de rivière, détruisent les éco-systèmes et menacent les réserves d’eau potable.
o Les Vosges ont subi la radioactivité due à l’explosion de Tchernobyl, notamment sur le secteur de Saint Dié ( sanglier et champignons radioactifs sur Saint Jean d’Ormont)

Nous demandons l’abandon de l’enfouissement des déchets radioactifs et notamment du site de Bure ainsi que l’arrêt progressif des centrales nucléaires.

Nous sommes contre la construction de l’EPR et pour une sortie progressive du nucléaire grâce à un programme ambitieux d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables très créateurs d’emplois (500 000 estimés par la simple application de la directive européenne de mars dernier : + 20% d’énergies renouvelables et – 20% de gaz à effet de serre.) L’Allemagne en a déjà crée 218 000 !
Nous sommes pour un stockage en subsurface des déchets nucléaire et non pour leur enfouissement en couche géologique profonde.

 

o De nombreuses entreprises, notamment des PME, tardent à se mettre aux normes pour leurs rejets dans l’environnement (ex :excès de Composés Organo Volatils - C.O.V. à Plastijo , Vecoux)
o De nombreux sites pollués ont dû être placés sous surveillance, certains abandonnés par les propriétaires sont dits sites orphelins . Ex : Lagune BTT à Thaon, Décharge BTT Thaon, Usine de Celles Sur Plaine, , Yeramex à Vieux Moulin, des décharges de verrerie et de papeteries, etc.. Voir le site BASOL à partir du site DRIRE Lorraine. 49 sites répertoriés.

Les problématiques générales et leur traitement dans les Vosges
Climat : La poursuite d’un programme de développement routier favorable aux camions et aux déplacements en voiture. (RN 66 et CD 417, bitube envisagé pour le tunnel Sainte Marie) ne nous paraît pas compatible avec le plan Climat. Parallèlement, nous considérons que les mesures pour les alternatives sont insuffisantes. (transports publics, covoiturage, piste cyclable etc..) La reprise de la ligne ferroviaire Laveline Gérardmer fait l’objet d’atermoiements inacceptables.

 

Nous sommes contre la fuite en avant dans les projets routiers qui nous mènent à l’impasse certaine surtout en montagne.
Nous sommes pour un avenant au Contrat de Projet permettant la réintroduction de la réouverture de la ligne Laveline – Gérardmer, dans les projets contractualisés avec l’Etat et le Département.

 

On pourrait attendre des pouvoirs publics et des collectivités, un caractère d’exemplarité quant à la lutte contre l’effet de serre. Cette lutte, si elle a lieu, est invisible.
Energie. Les communes s’équipent de chaudières bois pour chauffer leurs bâtiments mais ces installations devraient être précédées d’une isolation des dits bâtiments.
Agriculture. Nous craignons le développement inconsidéré de la filière des agro-carburants conduisant à une utilisation nocive d’intrants et de pesticides.

 

Nous sommes défavorables au développement de la filière industrielle éthanol et diester qui ne présentent pas des bilans énergétiques et écobilans satisfaisants.
Ils représentent un risque d’aggravation des pollutions, de l’atteinte à la biodiversité par la mobilisation des jachères, de concurrence avec les cultures alimentaires et de toute façon ne représentent pas en quantité une alternative crédible aux carburants fossiles. Ils ne sont qu’une opportunité économique pour l’agrobusiness, financée par les contribuables (défiscalisation).
Seul le développement de filières locales d’huile végétale pure, à l’échelle de l’exploitation ou d’un groupe d’exploitation, est acceptable (bon rendement énergétique - bon écobilan), dans l’objectif d’aller vers l’autonomie énergétique des exploitations.
La crise des énergies fossiles doit d’abord être abordée par le biais des économies d’énergies et de l’efficacité énergétique.

6. De l’association Horizon et du CMR (Chrétiens dans le monde rural)
Nous allons droit dans le mur, des changements radicaux s’imposent !
Un système économique et une organisation de la société basés sur toujours plus de consommation et une augmentation des richesses matérielles entraînent forcement un épuisement du capital naturel de la planète et une accumulation de pollutions. Nous savons aussi qu’il n’y a pas de croissance illimitée possible dans le monde parce que les ressources naturelles sont limitées. Par exemple : si tout le monde avait une voiture, il faudrait 3 terres ! Au rythme de la consommation de pétrole d’un français moyen, nous épuiserions la terre en 13 ans.
Nous sommes à la croisée des chemins si nous voulons laisser à nos enfants une planète vivable ; et si nous voulons permettre un développement équilibré sur l’ensemble de la planète avec une
distribution des ressources plus équitable. Il n’y aura pas de planète de rechange !
Face à l’urgence et à l’importance des enjeux, il est illusoire de penser que les progrès technologiques suffiront à faire face aux problèmes ; des changements radicaux s’imposent :
• Sortir du dogme de la croissance et de la société de consommation.
• Aller vers un autre développement plus écologique et plus équitable basé sur :
- la diminution de la consommation de certains biens matériels et d’énergie,
- la relocalisation de l’économie en commençant notamment par la production et la consommation alimentaire par le développement de circuits courts entre producteurs et
consommateurs.
- Le développement de filières de production (alimentaire et autre) et de transports plus écologiques.
- Le développement d’une économie basée sur des services (peu consommateurs de ressources matérielles et d’énergie), le développement de filières de vente d’occasion, de recyclage, et de réparation (qui sont plus favorables à l’environnement et à l’économie locale que la production de produits neufs).
- Le développement d’activités de régénération de l’environnement.
Ces changements radicaux doivent être impulsés par les pouvoirs publics par des politiques et une fiscalité incitative pour orienter les choix dans la consommation, dans la production, dans le logement, dans les transports et dans d’autres domaines.
Mais ces changements ne seront possibles que grâce à l’adhésion des citoyens et des différents acteurs, un travail important de sensibilisation et d’éducation doit donc être engagé et soutenu.
En tant que citoyens et consommateurs, nous essayons d’adopter d’autres comportements de consommation, nous appelons cela la simplicité volontaire : consommer moins, différemment, localement, avoir besoin de moins de revenus et donc pouvoir se libérer du temps, s’interroger sur nos besoins, qu’est ce qui permet réellement de s’épanouir, de retrouver l’essentiel ?
Des gestes sont à la portée de chacun dans les domaines de la consommation d’eau, d’énergie, dans les déplacements, dans l’alimentation et la santé, dans nos habitudes et lieux d’achats, dans l’habitat.
De plus en plus de citoyens et d’acteurs (associations, collectivités locales, paysans, entreprises…) expérimentent d’autres modes de production et de consommation, ces initiatives doivent être considérées comme
de véritables expérimentations pouvant inspirer les politiques publiques.
Initier ces changements radicaux aujourd’hui en anticipant et en s’appuyant sur la participation de chacun c’est être solidaire avec les générations futures et avec les populations les plus fragilisées (chez nous et sur d’autres continents) qui seront les plus vulnérables aux conséquences de la dégradation de l’environnement et aux mesures drastiques qui devront alors être prises.

 

Les différentes propositions évoquées plus haut vont dans le sens que vous souhaitez.
Au-delà des bons gestes citoyens que nous devons bien encourager, dans le cadre d’une responsabilisation individuelle, il est indispensable de développer la responsabilité collective par des choix politiques significatifs.
La préoccupation écologique doit se traduire dans toutes les politiques publiques et non pas être l’apanage d’un ministère alibi sans moyens soumis aux arbitrages du premier Ministre.
Cela nécessite une réorientation des politiques notamment agricoles, des transports, du logement, de l’énergie, des déchets..
Mobiliser les citoyens, oui mais à condition qu’on lui donne la possibilité de faire autrement !
La relocalisation de l’économie est indispensable.
Elle passe notamment par une augmentation du coût du transport par la route qui doit être réévalué de 30% afin de prendre en compte les coûts induits (infrastructures – environnement – santé – accidents…)
Elle passe aussi par un soutien à la mise en réseau des acteurs économiques (artisans – PME) autour de la valorisation et de la commercialisation (coopératives – circuits courts) de nos ressources locales (bois construction - agriculture).
C’est possible, ça existe (Vorarlberg en Autriche), par un développement de l’intelligence collective au service du développement durable du territoire.

 

7. De l’association « Mousse citoyenne » (le Val d’Ajol)
Les règles de l'économie sont souvent implacables, notamment pour les producteurs les plus modestes. Ces derniers sont insérés dans une chaîne agroalimentaire qui exige d'eux le meilleur coût, c'est-à-dire le plus bas, quelle que soit la qualité de leur produit.
Défendant l'idée d'un commerce équitable avec les producteurs des Pays en Développement, la Mousse Citoyenne propose que l'on applique à l'agriculture locale les principes de l'économie solidaire, en développant notamment les Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne (AMAP). Leur mode de fonctionnement est simple : faire de la vente directe entre des clients réguliers, prêts à payer à leur juste coût des produits achetés à un agriculteur de proximité. Chaque consommateur s'engage à acheter par avance sa part de la récolte, qu'il récupère lors de la saison de production, et à partager le surcoût éventuel dû aux risques naturels.
De son côté, l'agriculteur s'engage à fournir des produits de haute qualité, selon les modalités définies avec le groupe d'acheteurs, et à garantir une parfaite transparence sur les modes de production et le fonctionnement de l'exploitation.


8. De l’association départementale ATTAC (intervention publique du 12 Mai)
Nous avons tous compris que les multiples revendications exprimées dans ce défilé ont TOUTES une origine commune : l’ultralibéralisme qui fait systématiquement prévaloir la distribution de dividendes sur l’homme :
Ainsi :
o Derrière les projets de centrales d’Arches et Eloyes, il y a les fonds de pension.
o Derrière les fermetures d’usines et les licenciements, dans des secteurs d’activité toujours plus nombreux, il y a l’exigence d’une rentabilité toujours plus forte.
o La motivation profonde des gestionnaires de déchets n’est pas le confort ou la santé des citoyens, mais la perspective de profits juteux.
o Les groupes industriels qui polluent les eaux par les intrants agricoles, qui polluent l’air par de multiples molécules, ont les mêmes actionnaires que ceux qui exploitent ensuite les centrales de traitement, et que ceux qui commercialisent les médicaments censés soigner l’explosion de cancers consécutive à l’absorption de leurs produits toxiques.
o Quant aux transports, n’oublions pas que le tout routier est une aberration économique autant qu’écologique, et que le prodigieux TGV cache en fait – non pas un train – mais la disparition de nombreuses liaisons locales.
NON !, l’homme n’est pas au service de l’économie. C’est à l’économie d’être au service des hommes.
NON, les normes ne doivent plus être une arme économique permettant aux puissants d’éliminer les petits, mais doivent retrouver leur rôle de protection des individus et des peuples.
NON, le brevetage du vivant n’est pas tolérable,
NON, les études préalables à la commercialisation de quelque produit que ce soit ne peuvent rester secrètes.
Au contraire de ces pratiques, nous devons imposer de nouvelles modalités :
= commissions d’étude composées d’experts réellement indépendants et des industriels, et du pouvoir politique
= système démocratique d’information, de contrôle, de consultation et de recours des citoyens
Le libéralisme n’est pas compatible avec de telles contraintes : la mondialisation est organisée sur la base d’une régulation par le marché ; opposons-lui une autre mondialisation, fondée sur les droits des êtres humains. Les droits écologiques, sociaux, économiques, culturels, politiques doivent l’emporter sur la logique du profit et de la
concurrence effrénée.
Et ce combat contre l’ultra libéralisme est indissociable de celui de l’écologie – véritable enjeu de société. Car la crise écologique et environnementale qui se profile – et ses conséquences irréversibles pourraient bien rendre dérisoires toutes autres préoccupations !
Le redressement de cette situation doit d’autant plus être le combat de tous, qu’il est porteur d’emploi, de solidarité, de lien social.
Nous devons ainsi dépasser les intérêts particuliers, et seule une prise de conscience à la fois individuelle et collective nous permettra de construire un monde nouveau. Cependant, toutes ces bonnes volontés ne suffiront pas, si elles ne sont pas relayées et soutenues par des décisions nationales et internationales – c'est-à-dire par une volonté politique forte et affirmée
Messieurs nos futurs représentants, vous allez devoir écouter nos questions et y apporter des réponses convaincantes.
Les lois de demain devront prendre en compte notre volonté de transformation de la société.

 

Les Verts partagent ces observations et font différentes propositions :
~ Relancer la construction politique de l’Europe, Une Europe citoyenne, solidaire, sociale, altermondialiste et fédérale Les Verts souhaitent que les travaux préparatoires à un nouveau texte soient lancés le plus rapidement possible.
~ Faire de l’Europe un lieu de régulation de la mondialisation économique :
Lutte contre les délocalisations :
- par une harmonisation fiscale et sociale à l’intérieur de l’Union
- Par la lutte contre le dumping social en dehors de l’Union en interdisant au marché européen les produits et services ne respectant pas les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (respect liberté syndicale – interdiction travail des enfants…)
~ Revenir sur l’indépendance de la Banque Centrale Européenne

Les Verts demandent
~ une réforme globale des institutions financières et commerciales internationales :
Transformation des institutions financières (FMI – BM - OMC) en agence de l’ONU
Gel de l’AGCS qui vise à privatiser tous les services
Réforme de l’OMC règles commerciales soumises aux normes sociales environnementales et culturelle de l’OIT, OMS et UNESCO
~ L’annulation inconditionnelle et immédiate de la Dette des pays les plus pauvres et un renforcement des politiques de codéveloppement
~ un traité international de lutte contre les paradis fiscaux
~ Le droit des peuples à la souveraineté alimentaire (interdiction des subventions aux exportations)

 

9. De L’association « Arbres et routes » Trampot.
ASSOCIATION « ARBRES ET ROUTES » - CAHIER DE DOLEANCES 2007

Les arbres de bord de route appartiennent depuis 300 ans à l’histoire de la France.
Ils appartiennent au paysage.
Ils sont notre patrimoine.
« L’ensemble des collectivités publiques […] sont […] garantes et responsables des paysages,
patrimoine commun de la nation selon l’article L.110-1 du code de l’environnement. […] Le paysage constitue un élément essentiel du bien-être individuel et social, une ressource économique reconnue pour l’activité touristique, pour la promotion des produits du terroir comme pour l’attractivité et le développement de tous les territoires. »
Circulaire du 1er mars 2007 relative à la promotion et à la mise en oeuvre de la
Convention européenne du paysage (Ministère de l’écologie et du développement durable)
« Le changement de paysage est radical avec un paysage largement ouvert dominé par les cultures, où l'arbre est relégué aux lisières forestières. Dans ce contexte, les quelques alignements d'arbres qui accompagnent les routes prennent une très grande importance visuelle. »
Direction Départementale de l'Equipement des Vosges (mars 2006)
La sécurité routière est à juste titre une grande cause nationale.
Les arbres contribuent à la sécurité routière par la lisibilité.
Agir sur les comportements, pour une « conduite apaisée », est la solution la plus efficace pour augmenter la sécurité routière
« Il serait […] absurde de couper les arbres, comme il a été proposé par certains, pour réduire l'insécurité routière. […] Incriminer les arbres n'en demeure pas moins typique d'une certaine perception de la route en France, où ce sont plus souvent des éléments extérieurs que les comportements des conducteurs qui sont jugés responsables des méfaits »
Académie des Sciences morales et politiques (2003)
Pourquoi alors, chaque année, des arbres de bord de route sont-ils abattus par centaines alors qu’ils ont encore une espérance de vie de plusieurs dizaines d’années ?
Pourquoi les rares alignements restants sont-ils toujours menacés d’abattage ?
Les Français sont attachés au patrimoine des arbres de bord de route :
__ Enquête Automobile Club de l'Est (2006) : sur 1000 réponses, 80 % pour le maintien des arbres.
__ Jury citoyen Meurthe-et-Moselle (2006) : « maintien, et même développement, des alignements d'arbres en bordure de route »
Une volonté politique forte, à tous les niveaux, est nécessaire pour que la protection du patrimoine des arbres de bord de route devienne une réalité :
__ arrêt des abattages
__ suivi du patrimoine
__ replantations aux mêmes distances que les alignements existants, sur les itinéraires qui ont perdu leurs arbres par le passé
« Mais j’ajoute qu’avant tout je protège les arbres pour leur beauté. […] Est-ce que je suis marchand de planches ? Non ! Je suis l’intendant des routes de l’Etat et, comme tel, je dois demander que les routes de l’Etat gardent leurs ornements. Comment ! Voici un arbre qui a échappé à tous les périls dans sa jeunesse exposée à tous les dangers de nos charrois, à la malveillance et à la brutalité des passants ; et, lorsqu’il s’épanouit dans toute sa majesté, je devrais le tuer ! […] Non ! Ce n’est pas ainsi que je comprends mon rôle de protecteur et de régisseur de nos routes. »
M. Delbeke, ministre des Travaux publics belges (1909)
« La sauvegarde des arbres plantés au bord des routes - et je pense en particulier aux magnifiques routes du Midi bordées de platanes - est essentielle pour la beauté de notre pays, pour la protection de
la nature, pour la sauvegarde d'un milieu humain. »
Georges Pompidou. Président de la République Française (1970)
En Allemagne, les élus du Land de Mecklembourg, confrontés à des problèmes de sécurité routière comparables aux nôtres, ont inscrit la protection de leurs alignements dans leur Constitution.
Ils conservent leurs alignements à moins d'1 m du bord de la chaussée, replantent à l’identique dans les « dents creuses », replantent des alignements complets, avec des arbres à 1,50 m, à 2 m, à 3,50 m ou à 4,50 m du bord de chaussée, selon le trafic.

 

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LE VOTE VERT,
LE VOTE NECESSAIRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Valoriser nos atouts
Encourager l’agriculture biologique et paysanne
Privilégier un tourisme « quatre saisons » durable
Maîtriser l’énergie (plan isolation bâtiments)
Maintenir les emplois industriels
Développer les emplois de service à la population
Promouvoir des transports collectifs
Réglementer le transit Poids Lourds
Rendre nos territoires attractifs

Réunions publiques

  • Jeudi 24 mai à 20h00 : le Val d’Ajol
    Salle des Epinettes 1 place de l'Hôtel de ville (bâtiment derrière la mairie)
  • Mardi 29 mai à 20h00 : Le Thillot
    salle culturelle 11 bis Avenue de Verdun
  • Jeudi 31 mai à 20h00 : Saulxures sur Moselotte
    Base de Loisirs, Rte des Amias
  • Mardi 5 juin à 20h00 : Gérardmer
    salle des Armes, Mairie, 46 rue Charles de Gaulle
  • Jeudi 7 juin à 20h00 : Saint Nabord
    Centre socio-culturel, salle France, 6 rue du Centre

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