Elections Législatives
Vosges
3° circonscripion
Jean-François Fleck
Conseiller Régional de Lorraine
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Interventions au Conseil Régional de Lorraine
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Ce deuxième débat, dans le cadre de l’élaboration du SRIT, est consacré au volet ferroviaire.
Il est pour la majorité l’occasion de rappeler les efforts déjà entrepris en quelques mois dans ce domaine et de fixer des objectifs de développement du transport collectif ferroviaire, le tout étant l’expression politique d’une rupture avec la politique antérieure.
Si le développement du TER s’inscrit dans une certaine continuité, la volonté clairement exprimée d’augmenter les cadences, d’accélérer la modernisation des autorails, accompagnée d’une politique tarifaire ambitieuse et attractive, traduit bien cette rupture.
A ce sujet je me rappelle une interview du Président Choné sur France Bleue, il y a deux ans environ, qui disait être d’accord avec une baisse des tarifs tram sur Nancy si il y avait une fréquentation plus importante. C’est comme cela que l’ancienne majorité ne s’est pas opposée aux fermetures des lignes vosgiennes qui nous font cruellement défaut aujourd’hui. Quel gâchis, quand on voit aujourd’hui les élus du Pays de Remiremont se demander, à l’arrivée du TGV, comment organiser la continuité du transport au-delà de Remiremont vers les stations vosgiennes!
Face à ce raisonnement basé sur une pseudo rentabilité, nous, nous disons : baissons les tarifs, rendons le TER attractif et accessible à tous et nous sommes persuadés que la fréquentation augmentera à l’image de ce qui s’est passé dans les autres régions. C’est une autre philosophie, c’est une autre politique et elle réussira je n’en doute pas.
Cette rupture, elle est aussi dans le fait de penser le mode ferroviaire comme une véritable alternative au mode routier outrageusement privilégié jusqu’à maintenant.
Pour la première fois on commence à s’attaquer aux causes réelles des encombrements routiers en proposant une alternative répondant, qui plus est, aux exigences du développement durable.
Oui, désaturer l’A31 en captant, par les transports collectifs, les trafics pendulaires journaliers qui constituent 75% du trafic global aux abords des grandes agglomérations, c’est possible et la nouvelle politique TER a l’ambition d’y contribuer.
Toutefois ne nous leurrons pas, cela ne suffira pas.
A l’examen de ces flux pendulaires, autour des agglomérations, il apparaît que :
1. Toute rocade, tout contournement supplémentaire est inefficace et appelle au contraire de nouveaux trafics (cf étude allemande : met en évidence une augmentation bien plus importante du trafic dans les agglomérations qui ont réalisé une rocade que dans celles qui n’en ont pas fait).
2. Il convient de développer tous les TC en étoile de manière cadencée et de les connecter parfaitement avec les TC des communautés urbaines. Cela peut se traduire concrètement par :
- Le concept tram train
- Des couloirs réservés aux bus
- Une politique des déplacements dans la ville repensée en priorisant les modes collectifs et doux (le vélo est un mode encouragé et développé efficacement dans certaines villes européennes Fribourg et Heidelberg entre autres)
Cela suppose donc d’affiner encore notre réflexion et de l’articuler avec celle, nécessaire, des autres collectivités.
Seul un schéma régional pensé, organisé, construit en cohérence avec les autres partenaires, sur la base d’un diagnostic partagé a une chance de répondre aux enjeux du moment et au défi que nous avons à relever :
Celui de répondre aux besoins de déplacements des Lorrains tout en répondant aux exigences environnementales, de santé publique et à la nécessité d’anticiper les chocs pétroliers inévitables des prochaines années qui vont bouleverser les données économiques.
Promouvoir aujourd’hui de nouvelles autoroutes opérationnelles dans une douzaine d’années, c’est encourager le développement du mode routier et cela confine à l’irresponsabilité.
Tout comme est irresponsable la politique actuelle du gouvernement en matière de transport dans le cadre du plan Véron qui jette sur les routes de Lorraine des dizaines de milliers de PL supplémentaires.
J’en appelle alors à la cohérence des parlementaires qui ne peuvent se contenter de réclamer une taxation des PL en Lorraine tout en soutenant cette politique et sans proposer un projet de loi visant la mise en œuvre d’une redevance à l’échelle nationale à l’image de la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche et bientôt l’Espagne et l’Angleterre.
Dans un autre ordre d’idée, si un effort particulier a été consenti sur le sillon lorrain, celui concernant les autres secteurs notamment les zones rurales, même s’il est réel, est moins bien perçu et devra faire l’objet d’une attention particulière en lien avec le dialogue entrepris dans les comités de desserte ou le dialogue avec les usagers s’est renforcé.
Nous avons la responsabilité de faire un effort particulier dans les secteurs « moins rentables », car nous poursuivons une logique de service public et nous devons assurer à tous un égal accès aux transports publics.
Il est vrai que nous ne sommes pas aidés dans notre tâche par la politique délibérée de RFF, d’entretien insuffisant de certaines lignes (notamment vosgiennes), qui contrecarre les efforts entrepris par la Région. J’en appelle à la responsabilité de nos parlementaires.
Il appartient en effet à l’Etat d’absorber la dette de RFF si on veut réellement encourager le développement du mode ferroviaire.
Nous aurons également à examiner avec beaucoup d’attention et de détermination la demande de réactivation de la ligne Laveline - Gérardmer exprimée par les élus et la population de cette région.
Je ne développe pas l’argumentaire, celui adressé à chacun d’entre nous par l’association qui compte déjà plus de mille adhérents me semble pertinent.
Il me semble inconcevable d’imaginer, avec l’arrivée du TGV, un développement économique et touristique durable du massif vosgien sans envisager une desserte ferroviaire irrigant le territoire jusqu’au cœur de ce massif.
En conclusion, un projet ferroviaire satisfaisant qui répond aux exigences du développement durable et qui n’en doutons pas sera encore amélioré dans le cadre du débat qui se poursuit et qui débouchera sur l’élaboration d’un schéma régional cohérent et pertinent.
Les Verts y apporteront toute leur contribution et proposent d’enrichir ce débat par la publication de leur mémorandum qu’ils auront le plaisir de vous remettre Monsieur le Président et qui devrait satisfaire M Gaillard sur la méthode mais peut être pas sur les finalités et les propositions, routières notamment.
Le groupe des Verts votera donc ce volet ferroviaire consacré au SRIT.
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des interventions
LE VOTE VERT,
LE VOTE NECESSAIRE
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Valoriser nos atouts
Encourager l’agriculture biologique et paysanne
Privilégier un tourisme « quatre saisons » durable
Maîtriser l’énergie (plan isolation bâtiments)
Maintenir les emplois industriels
Développer les emplois de service à la population
Promouvoir des transports collectifs
Réglementer le transit Poids Lourds
Rendre nos territoires attractifs |
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Salle des Epinettes 1 place de l'Hôtel de ville (bâtiment derrière la mairie)
- Mardi 29 mai à 20h00 : Le Thillot
salle culturelle 11 bis Avenue de Verdun
- Jeudi 31 mai à 20h00 : Saulxures sur Moselotte
Base de Loisirs, Rte des Amias
- Mardi 5 juin à 20h00 : Gérardmer
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- Jeudi 7 juin à 20h00 : Saint Nabord
Centre socio-culturel, salle France, 6 rue du Centre
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