Dernier point que j’évoquerai : la désindustrialisation de nos vallées vosgienne et
de leurs bassins d’emploi, aux conséquences dramatiques
sur le plan économique et social.
Je me réjouis bien entendu
du volet spécifique réservé à ces territoires
dans le cadre de la conversion industrielle, mais je ne
suis pas sûr
que ces territoires bénéficient d’une solidarité à la
même hauteur que celle dont on fait preuve envers les territoires
d’après mines.
Je souhaite donc que, dans le cadre des
nouvelles modalités que nous allons arrêter prochainement
concernant notre politique territoriale, nous exprimions
envers les femmes et les hommes de ces territoires en grande
difficulté,
une solidarité prioritaire et à la hauteur des défis à relever.
Dans
cet esprit et en lien avec le Gd Projet N°7 concernant les
TIC, je pense que nous devrions revoir certaines priorités affichées
pour le développement du THD (Très Haut Débit).
Les
vallées vosgiennes ont comme atouts, entre autres, leur
cadre naturel et une relative qualité de vie qui leur confèrent
une certaine attractivité, notamment pour certaines entreprises
non polluantes et à haute valeur ajoutée.
Mais leur installation
n’est possible qu’à condition de pouvoir utiliser
ces nouvelles technologies.
La conception du désenclavement
et du développement au siècle dernier passait par l’aménagement
routier lourd. On mesure aujourd’hui les impasses dans lesquelles
nous amène cette fuite en avant, notamment dans les vallées
de montagne.
Aujourd’hui, à ces autoroutes dévastatrices,
qui en réalité, vident le territoire sur leur passage
pour concentrer populations et activités à leurs extrémités,
nous devons substituer celles de l’information, qui représente
une voie importante de redynamisation en cohérence avec les
exigences du développement durable.
Je souhaite la aussi le
vœu que nous affections rapidement aux vallées vosgiennes
une partie de l’enveloppe prévue pour le développement
du THD.
Je terminerai par une citation, dont vous reconnaîtrez
peut-être l’auteur :
« Face à l’urgence,
le temps n’est plus aux demi-mesures : le temps est à la
révolution au sens authentique du terme. La révolution
des consciences. La révolution de l’économie. La
révolution de l’action politique. » C’est
avec ces mots que J. Chirac a ouvert la Conférence pour une
gouvernance écologique mondiale le 2 février dernier.
Retour à la liste
des interventions