UNE CANDIDATURE VERTE DANS LA 3ème CIRCONSCRIPTION
Après
bien des hésitations, eu égard à nos
forces militantes, j’ai accepté de me présenter
au nom des Verts, au premier tour de ces élections législatives
2007 sur la 3ème circonscription.
Je suis marié, âgé de
55 ans, père de deux enfants, habite à Rupt/Moselle et
enseigne l’EPS au collège Charlet à Remiremont.
Militant
associatif depuis 35 ans, dans différents domaines
(sports – radio locale – groupe d’action cantonal – protection
de l’environnement..), j’ai prolongé mon engagement
par plusieurs mandats électifs :
- Conseiller Municipal à Rupt/Moselle
de 1989 à 1995
- Conseiller Régional de 1996 à 1998,
puis à nouveau depuis 2004.
Mon engagement dans l’écologie
politique date de 1992 par une adhésion au mouvement Génération
Ecologie. J’ai ensuite rejoint les Verts en 1995 quand ceux-ci
ont fait le choix de se positionner clairement à gauche.
J’ai
accepté cette candidature car il me semble que le contexte de
crises graves auquel nous sommes confrontés, impose de placer
au cœur du débat, les problématiques écologiques
et énergétiques, que nous les Verts considérons
depuis longtemps comme prioritaires.
L’accélération
du réchauffement climatique, la crise énergétique
inéluctable due à la raréfaction programmée
des carburants fossiles, l’épuisement des ressources et
l’érosion inquiétante de la biodiversité,
la pollution chimique généralisée vont affecter
gravement l’avenir de nos enfants et petits enfants, voire mettent
en péril l’avenir de l’humanité si on ne
réagit pas d’une manière déterminée
en plaçant désormais ces enjeux au coeur des politiques
publiques.
Cette urgence environnementale s’accompagne d’une
urgence sociale indissociable. Notre mode de développement,
basé sur la recherche du profit maximum immédiat, insoutenable
sur le plan environnemental, ne l’est pas davantage sur le plan
des inégalités qui ne cessent de s’aggraver aussi
bien chez nous qu’à l’échelle de la planète.
A
ces deux crises on peut ajouter celle de la démocratie.
Le
fossé se creuse entre les citoyens et leurs représentants
qui sont contraints de faire passer en force les décisions.
(OGM – EPR – tout routier…)
Un autre fonctionnement
démocratique s’impose, qui associe, en amont des décisions,
une réelle participation des citoyens, relayée ensuite
par des élus désignés de manière représentative.
Le
contexte de ces élections présidentielles (vote utile)
a eu comme conséquence de laminer l’écologie politique,
et de ne pas placer l’urgence écologique au cœur
des débats. Comme si tous les projets se valaient pourvu qu’on
ait signé le pacte !
Le projet ultra libéral n’est-il
pas, par essence, incompatible avec la nécessaire révolution écologique à mettre
en œuvre ?
Cet effondrement du vote écologiste, même
s’il peut avoir d’autres causes complémentaires,
est un pur paradoxe. Les inquiétudes et la prise de conscience
citoyennes n’ont jamais été aussi fortes et se
traduisent dans les Vosges par une mobilisation associative
forte qui doit interpeller les élus et expriment une attente
de prise en compte politique sincère de ces préoccupations.
Les
Verts sont le seul mouvement politique, à notre sens, qui
apporte aujourd’hui à ces questions un ensemble de propositions
réalistes. Les bons gestes individuels sont nécessaires
mais ne sauraient suffire. Une volonté politique concrète
doit voir le jour, qui se traduise par des engagements publics à la
hauteur des enjeux et des défis que nous avons à relever.
La présence d’élus Verts à l’Assemblée
est nécessaire pour impulser les changements nécessaires,
comme ils le font déjà dans les collectivités
où ils siègent actuellement.
Je pense, par ailleurs,
que ces élections législatives peuvent être un
moment de rencontre et de débat important avec les citoyens
qui peut permettre de redonner du sens au politique.