Elections Législatives

Vosges
3° circonscripion

 

Jean-François Fleck
Conseiller Régional de Lorraine

 

 

Gilles Bilot
Suppléant

 


 

La RN66 : historique du projet et son évolution

 

Si l’on parle effectivement de ce projet d’aménagement depuis 30 ans, les travaux actuels de la déviation de Rupt sont la deuxième phase de l’aménagement global de cet axe proposé en 1990 sous la forme d’une mise à 2X2 voies de Remiremont à Mulhouse.
Celui-ci visait à répondre à l’augmentation continue du trafic PL sur cet axe Bénélux - Bâle. La portion Remiremont - Mulhouse représentant le goulot d’étranglement et le dernier tronçon à 2X1 voie.
 
Dès 1996, B. Pons (ministre de l’Equipement), pour des raisons de coût, d’urbanisation et d’environnement, revoit à la baisse cet aménagement du côté alsacien et n’envisage plus qu’une 2X1 voie de contournement des villages dans la vallée de la Thur.
 
En 1998, Adrien ZELLER, déjà président du Conseil Régional d’Alsace que j’ai rencontré lors d’une réunion du Grand Est déclarait que le Conseil Régional d’Alsace avait abandonné ce projet d’aménagement de la RN66. (trop coûteux)
 
Dans le même temps, de 1995 à 2000, les associations vosgiennes et alsaciennes, les Verts, le parti communiste, le syndicat CGT des cheminots, rejoints par un certain nombre d’élus du massif, conscients des difficultés de réalisation de ce projet, proposaient une alternative apportant une amélioration immédiate à cette situation intenable générée par un trafic PL de plus en plus important :
 
Mise en place d’une réglementation de ce trafic l’obligeant à contourner le massif par le Nord (A4) ou par le sud via Remiremont -Luxeuil – Lure – Belfort - A36 Bâle.
S’appuyant sur le fait  qu’il était de la responsabilité des maires, dans le cadre de leurs pouvoirs de police, de prendre, en concertation avec les autres partenaires, des arrêtés réglementant la circulation PL.

Le 12 novembre 1999, une mission d’inspection des Ponts et Chaussée, diligentée par le ministère de l’Equipement pour la partie alsacienne, rend son rapport, sans appel :
 
« La mission confirme que les solutions étudiées jusqu’ici, à travers la création d’une voie rapide (… ), se trouve dans une impasse notamment financière et environnementale…
A titre indicatif, au rythme de 300 à 400 millions de F/ Plan (sur 6 ans) l’objectif initial ne pourrait être atteint avant …plus d’une cinquantaine d’années »  p18
  
Le 1er mars 2000, suite à la fermeture du tunnel de Ste Marie aux Mines, les pouvoirs publics reconnaissent enfin le bien fondé de notre proposition et réglementent ce trafic PL de jour comme de nuit, avec comme conséquences :
 
600 PL (soit 30%du trafic) en moins chaque jour sur la RN66
Une très faible circulation la nuit (grâce à la ténacité de F. Tacquart, conseiller général de St Amarin).
Une amélioration immédiate de la fluidité du trafic et de la qualité de vie des riverains notamment dans la traversée de nos villages, ainsi que plus de sécurité pour les usagers.
 
En juin 2001, après une large concertation avec les instances régionales, l’Etat adopte les schémas de services transport voyageurs et marchandises qui redéfinissent les priorités nationales et le niveau de service des différentes infrastructures.
Pour notre région :
 
« Aménagement de la RN57 pour permettre le contournement sud des Vosges
Pour les traversées vosgiennes, canaliser le grand transit par les traversées autoroutières nord et sud du massif vosgien et privilégier, pour les échanges régionaux, l’itinéraire médian de la RN 59 (tunnel Ste Marie) »
 
Rien de mentionné pour la RN66 qui devient une simple voie de desserte locale, statut qui prime dès lors sur celui de GLAT (Grande Liaison d’Aménagement du Territoire) et de E512 (grande voie européenne).

Ces faits indiscutables, mettent en évidence que, contrairement aux affirmations maintes fois réitérées, ce ne sont pas les Alsaciens qui, pour se protéger, refusent cette route.
C’est l’Etat qui a complètement changé de stratégie, faisant preuve de pragmatisme et de bon sens : itinéraire sud plus vite réalisé pour beaucoup moins cher !
Il ne sert donc à rien d’entretenir l’illusion, qu’une fois à Bussang (dans 20 ans – 30ans...jamais ?), l’aménagement se prolongera en Alsace et nous offrira l’ouverture à l’est tant attendue et soit disant « vitale » pour notre économie.

Pour plus de précisions, quant au nouveau parti d’aménagement alsacien, consulter le site du Ministère de l’Equipement (www.rn66.net).

 

 

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    Salle des Epinettes 1 place de l'Hôtel de ville (bâtiment derrière la mairie)
  • Mardi 29 mai à 20h00 : Le Thillot
    salle culturelle 11 bis Avenue de Verdun
  • Jeudi 31 mai à 20h00 : Saulxures sur Moselotte
    Base de Loisirs, Rte des Amias
  • Mardi 5 juin à 20h00 : Gérardmer
    salle des Armes, Mairie, 46 rue Charles de Gaulle
  • Jeudi 7 juin à 20h00 : Saint Nabord
    Centre socio-culturel, salle France, 6 rue du Centre

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